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Opéra-Comique. 197
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parterre, et la demoifelle époufe du fleur Labarre, qu'il n'en avoit pas donné, joint à ce que ledit Lhéritier a dit lorfqu'on lui a foutenu qu'il n'avoit pas de billet : « Eft-ce que vous vous f..... de moi? » ledit Lhéritier eft refté, ainfi que fon épée, en la garde et polTeffion dudit Faillou qui s'en eft chargé pour, en exécution de l'ordonnance du Roi concernant la police des fpectacles, le conduire es prifons du For-1'Évêque.
Signé : Lhéritier; Faillou; Ponsard.
{Archives des Comm., ii" 2671.)
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IV
Documens relatifs à la réunion dufpectacle de l'Opéra-Comique à la Comédie-Italienne.
(Voici ce que pensaient les Comédiens Italiens au sujet de POpéra-Comique avant la réunion définitive, car il y avait eu déjà des tentatives de fusion.)
« .. .La féconde caufe (des dettes immenfes dont les théâtres font accablés") provient d'un quatrième fpectacle qui eft l'Opéra-Comique, fpectacle qui ne feit qu'à détruire le bon goût et à corrompre le talent de plufieurs auteurs qui l'auroient utilement employé à d'autres théâtres, fpectacle forain qui, dans fon origine, n'avoit droit de jouer que trois mois par an, favoir : fix femaines pendant la foire St-Laurent et fix femaines pendant la foire StGermain. II dure actuellement plus de fix mois et obtient chaque année de nouvelles permiffions pour prolonger fés repréfentations.
« Le projet de réunion de l'Opéra-Comique à la Comédie-Italienne qui; malheureufement, n'a pas eu d'effet, a été un nouvel aiguillon pour le public, qui s'eft porté plus que jamais à ce fpectacle. On peut le dire à la honte de la nation, tandis que la Comédie-Françoife, avec de bonnes pièces et fés meilleurs acteurs, ne faifoit pas fés frais, les cenfeurs mêmes prépofés par la police pour l'examen des pièces, ont paru étre d'une indulgence plus qu'extrême pour celles qui devoient paroitre fur le théâtre de l'Opéra-Comique, comme s'il devoit être privilégié et que les équivoques les plus fortes et qui fouvent ne deviennent que trop claires par le jeu des acteurs, puffent étre entendues fans rougir dans quelque lieu que ce foit (i).
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(1) lt y a ici uoe allusion a l'approbation donnée le 16 août 1726 par-1'abbé Chcrrier, censeur
des théâtres, à une pièce de Piron intitulée : le P......., ou la Rose, ct qui s'appelle depuis : Ies
Jardins de 1 hymen, ou la Rose. Malgré l'approbation du censeur, la piece ne fut pas représentée alors ct ce ne fut qu'en 1744 quc Monnet la 6t monter et jouer a l'Opéra-Comique. Au reste, voici la lettre que l'abbé Chcrrier a écriteau lieutenant dc police à ce sujet ct dans laquelle il se montre franchement favorable à l'ouvrage : « Moniteur, la pièce intitulée : la Rofe , paftoralc comique, repréfente allégoriquemeut une jeune fille indécife fur le choix de plufieurs amans et qui ne fe détermine que par l'infpiration de l'Hymen : ainfi la conduite dc la pièce ne mène qu'à une décence
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